Présentation des plastiques d'origine renouvelable

Le marché des polymères biosourcés [polymères pour lesquels une partie des matières premières provient de ressources renouvelables] a connu une expansion importante depuis une dizaine d'années. Les bioplastiques commercialisés contiennent entre 30 et 100 % de ressources renouvelables.
Les bioplastiques disponibles sur le marché sont de 20 à 30 % plus chers que les plastiques d'origine pétrochimique.
Ces matériaux sont souvent à base d'amidon (polymère abondant, peu cher et facilement transformable). Cependant, dans l'emballage principalement ( 90% de l'activité ), l'usage des bioplastiques reste limité.

Le plastique biodégradable

Un matériau est considéré comme biodégradable s'il peut se décomposer en dioxyde de carbone, en méthane, en eau, en minéraux ou en biomasse (quantité de matière organique contenue sur la terre). Les matières plastiques biodégradables doivent devenir au cours d'un certain temps de simples molécules assimilables par l'environnement sous l'action de micro-organismes, de l'humidité, de l'oxygène, de la température.

La biodégradation se déroule en deux phases. La première consiste en une fragmentation de la matière en de nombreuses entités beaucoup plus petites. Lors de la deuxième phase, ces entités (fragments) sont bioassimilés ("digérés") par les micro-organismes. Les plastiques biodégradables produits à partir de polymères d'origine renouvelable sont aussi compostables (dégradables aboutissant à un compost).

Schéma présentant la dégradation du plastique dégradable

Une des caractéristiques d'un bioplastique est d'être fabriqué à partir de matières naturelles telles l'amidon de maïs ou de pomme de terre, et depuis peu de betterave. Il existe aussi d'autres bioplastiques conçus à partir de polymères synthétiques.

Le plastique biofragmentable

Ces matériaux sont constitués d'un mélange de polymères synthétiques de type polyéthylène et d'additifs minéraux ou végétaux.

La dégradation de ces plastiques se fait sous forme d'une fragmentation sous l'effet des UV, de la température ou de l'humidité. Au final, il reste des particules de plastiques visibles, non assimilables par les sols, ces plastiques ne sont donc en aucun cas biodégrables. 

Le plastique oxo-biodégradable

 Ce type de plastique est le seul capable de se dégrader dans l'environnement et notamment en cas d'abandon, et aussi s'il est enterré. Sa dégradation ne nécessite pas l'intervention de micro-organismes mais la chaleur et les UV interviennent dans le processus. Un additif est introduit dans le plastique lors de sa fabrication, qui va modifier son comportement et permettre de le dégrader.

Le plastique photo-dégradable

C'est un plastique dégradable sous l'effet des rayons ultraviolet (UV): la matière se fragmente en minuscules particules. En effet, l'énergie solaire est absorbée pour rompre les chaînes polymères.

Cette sorte de bioplastique ne se dégrade pas dans les sols.

Le plastique hydro-biodégradable

Ce plastique se dégrade par hydrolyse (décomposition par l'eau) et sous l'action de bactéries, champignons ou algues.

Le cas du Néosac

Le Néosac est un sac plastique dit biodégradable, ce qui est clairement indiqué dessus. Or, il se révèle être uniquement bio-fragmentable, il reste donc des résidus invisibles à l'oeil nu après sa fragmentation qui polluent les sols. Ce sac n'est donc en aucun cas dégradable ni compostable et suscite ainsi des débats et la colère d'associations sur internet. Il faut donc se méfier et étudier attentivement les sacs plastiques dits "biodégradables".

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site